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 Rome, nuit de sang

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Hectos



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MessageSujet: Rome, nuit de sang   Jeu 11 Juin - 18:09

Un bruit, un grincement dans l’obscurité totale, celui de la lourde pierre que le vampire enfin éveillé fit pivoter afin de sortir de sa tombe de pierres. La faim le tenaillait, une petite escapade s’imposait. Une fois sorti, le vampire se pencha pour empoigner ses deux épées de bonne facture. Hectos les leva et les serra contre son cœur de vampire, avant de les ranger dans leurs fourreaux, et de les fixer à sa ceinture. Elles lui rappelaient de nombreux souvenirs comme le temps qu’il avait passé auprès de Luna à semer le chaos. Qu’étais elle devenue ? Il ne le savait pas, et ne pouvait communiquer avec.

Il déambula dans les catacombes profondément cachées sous le Mont Autore. Une fois à la surface il se retrouva dans un paysage forestier. A une cinquantaine de Kilomètres de Rome. Cela ferai beaucoup à parcourir pour un mortel certes, mais c’était bien faisable pour un Vampire. Il regarda droit vers le ciel et sauta. Il se retrouvait à léviter dans le ciel, il prit la direction de Rome.

C’était un lève tôt parmi les vampires, ci-bien qu’il se retrouva en ville vers vingt trois heure. La lune brillait haute dans le ciel lorsqu’il se posa sur la toiture de la basilique Santi Apostoli. Derrière lui, il avait une belle vue sur le parking avec le grand point percé en quatre quart par une allée de même taille. Sur lé côté Un beau bâtiment comportant un clocher à la façade jaune assombri par la nuit. Il sauta du toit, pour atterrir sur ses deux pieds, dans la rue du bas.

A présent, il lui fallait ouvrir son esprit pour percevoir d’éventuelles proies ou des vampires. Certe, Hectos était d’un bel âge, il avait vu passé deux millénaires et six siècles. Le temps passe vite lorsqu’on fait la guerre se dit t-il. M’enfin bon, c’était un vampire puissant, mais il savait qu’il trouverait toujours plus fort que lui. C’est une leçon qu’il avait apprise dans son enfance lorsqu’il vivait à Sparte. Pendant plusieurs millénaire Sparte faisait partie des villes dominatrices, et il ne s’attendait pas à être vaincu par les romains. Qu'il les méprisait ces romain! Si bien qu'il fut tout content d'assister à la chute de Rome. Maintenant elle semblait moi puissante. Où sont les guerrier? clama t-il

D’un bâtiment venait de la musique. Il reconnaissait la chanson de Lestat. Il l’avait entendu maintes fois à la radio. Il n’avait pu se rendre au concert à l’autre bout de la Terre, car il était occupé. Il avait réussi à survivre à la Reine Akasha. Disons plutôt qu’il s’était fait discret. Il allait régulièrement espionner le cercle Talamasca, afin de connaître l’actualité. Il ne les aimait pas. Il les considérait comme des fouilles-excréments toujours sur les traces de surnaturel, et il devait faire attention de ne pas se faire repérer. Il savait aussi que ses membres finissaient souvent entre les crocs de vampires dérangés par leurs petites investigations. Cela le fit sourire.

Sa télépathie lui permit soudain sentir la peur à quelque pâté de maison de lui. Celle d’une femme. Elle semblait en danger de mort. A proximité il ressentait de l’agressivité.
Hectos n’écouta que son appétit et sauta sur le toit d’un bâtiment, non sans avoir regardé si il y avait des témoins. Il bondissait de toit en toit en direction de ce raz de marée de peur.
Il s’arrêta net, abaissant le regard en contre bas, d’une ruelle qui lui semblait malsaine, propices à d’éventuelles agressions, des poubelles trainaient ça et là. Les rats devaient s’y complaire. Cependant il n’était pas venu regarder les petits rongeurs.

Les cris étouffé de la femme lui parvenait aux oreilles, puis des voix aux accents fort. Caractéristiques des mafieux du coin. La chasse s’annonce fructueuse pensa t’il. Dans un coin d’ombres sous à proximité des poubelles, il distinguait les trois mafiosos, de dos, et la femme. Elle semblait jeune et belle.


_ Ma qué tu à essayé de t’enfuir ! Pesta l’un d’entre eux. Tù n’imagines pas le temps qu’il nous à fallut pour te retrouver. Le parrain est fort désappointé, pute !

_ Tu sais très bien ce qui est arrivé à ta copine lui balança un troisième. Elle aussi à tenté de s’enfuir et d’avertir la police.

_ La conne! railla le troisième J’espère que tu n’allais pas faire pareille, car qu’on soit bien claire, on a des copains dans la police. Ils aiment l’argent, c’est pas leur faute. Il leva la main et la gifla.

Touché à la joue la femme bascula contre une poubelle qui manqua de basculer. Le premier, pointa son révolver sur son front, tandis qu’elle se mit à pleurer aux grands plaisirs des trois gangsters. Il l’attrapa par la gorge et l’obligeait à regarder le canon du flingue.
Cependant personne ne semblait intervenir, la rue était déserte. C’est avec ces constatation qu’Hectos se décida à intervenir.

Il sauta dans la ruelle, se réceptionna avec la plus grande agilité et dans le silence. Il s’avança à pas feutré vers cette charmante compagnie, lames aux poings. Il se mit soudain à siffler, planquant ses armes dans le dos. Les malfrats se retournèrent pistolets en main.


_ T’es qui toi ? questionna le premier d'un ton agressif qui se demandait d’où débarquait ce type !

_ Je m’appelle Emilie Jolie! chantonna le vampire narquois.

_ Et bien danse ! Mon rigolo ! lui répondit l’un des brigands. Il pointa son arme muni d’un silencieux vers les jambes du vampire.
Il se mit à tirer, les autres suivirent, le vampire dansa, les bras dans le dos, sourire aux lèvres. Il fini sa petite danse par un salto arrière. Les tires cessèrent, et les mafiosos réarmèrent.


_ j’ai compté trente balles annonça le vampires d'un sourire, ce qui fait dix balle par flingue. Et donc vingt par chargeurs.

_ Tu vas arrêter de te foutre de notre gueule ! Hurla l’une des brutes crispées. Il pointa son révolver sur le torse du vampire et tira cinq balles.

Hectos senti une douleur dans sa poitrine et baissa le regard pour voir cinq trous. Sa chemise blanche baignait de sang. Il releva le regard vers les mafieux, qui visiblement s’attendaient à ce que l’homme s’écroule.
Furieux, Hectos découvrit ses deux crocs et les regarda dans les yeux un par un
.

_ Ma chemise neuve ! Hectos salua en pointant ses épée vers le ciel.

En voyant les lames les trois hommes commencèrent à flipper. L’un d’eux faillit avaler sa cigarette. Ils se regardèrent perplexe. En prêtant de nouveau attention au vampire, ils constatèrent que celui-ci avait disparu. Ils regardèrent derrière eux. La jeune fille qui se tenait la plutôt avait aussi disparu. Elle en avait profité pour s’échapper.

Tandis qu'il se mirent à faire le tour des lieux, d’un toit, Hectos les observait amusé.

C’est lorsqu’ils se regroupèrent en cercle qu’il descendit, se figeant juste derrière le dos d’un des hommes.


_ Puis je participer à la conversation ? Demanda t-il.

Les Mafieux se retournèrent. Hectos balança son épée vers la tête d’un des hommes puis plongea sa deuxième épée vers un torse et le rata.
Le sang gicla quand la tête du premier tomba au sol. Il donna un troisième coup, qui trancha un bandit en deux avant de prêter attention au dernier encore debout.


L'homme tremblait. Jamais il n’avait vu tel chose. Une chose et certaine, il avait tué beaucoup d’homme dans sa vie et pourtant il était jeune, mais la chose en face de lui avait du faire mieux. Il lâcha son arme et s’apprêtait à courir, lorsque la chose l’attrapa, avec une force telle qu’il se mit à pleurer. Hectos plongea ses deux crocs dans la gorge de l’homme et aspira son sang, qu’il trouvait fort gouteux. Juste avant que celui-ci ne rende l’âme, il s’arrêta. Il souleva les corps et entrepris de chercher un endroit ou les planquer.

Le son des sirènes de police retentirent. Il allait falloir déguerpir. Avec les morceaux de cadavres il était embarrassé.
« Mais ou donc vais-je pouvoir planquer ces corps ? »
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Luciano



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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Jeu 16 Juil - 8:58

La jeune femme frémissait de plaisir au simple contacte du visage de l’inconnu. Celui-ci l’avait entraîné un peu à l’écart de la fête et ils se prélassaient à présent sur un canapé dans un coin reculé de l’appartement. Du bout de ses doigts, l’homme repoussa tendrement une mèche de cheveux de sa jeune compagne et effleura sa joue avant de redescendre jusqu’à son cou du bout de son index. Dieu qu’il était beau. La jeune femme passa sa main sur le visage du bel inconnu. Qui était-il ? Elle ne savait pas ce qu’il faisait ici, il n’avait certainement pas été invité à cette fête donnée par Chris dans son appartement. Chris, elle le connaissait bien, et il n’avait jamais eu ce genre de bel italien au charme dévastateur dans son groupe d’ami. Elle l’aurait remarqué depuis longtemps.

Lui aussi frissonnait. Son regard émeraude fixait de plus en plus intensément une veine battant follement juste sou la peau de sa gorge. Il l’effleura du bout de son doigt et sentit le désir monter en lui. La soirée c’était plutôt bien passée. Quelques baisers volés lui avaient permis de se nourrir et son visage était aussi coloré et chaud que celui de la jeune femme. D’ailleurs la chaleur de la magnifique mortelle allait croissante tout comme la douceurs des caresses de celui qu’elle nommait « l’inconnu » dans son esprit. Il approcha ses lèvres de celles chaudes et douces de sa compagne. Le souffle chaud de celle-ci caressa le visage de « l’inconnu ». Leurs lèvres se rencontrèrent un bref instant mais ce fut suffisant pour la combler. Puis, il se pencha sur son cou qu’il constella de baisers.


-Ne t’as-t-on jamais dis que tu étais à croquer ma belle ? demanda dans un souffle le bel italien.

Puis, dans l’un de ses innombrables baisers, il perça la peau de ce magnifique cou et but le sang de la belle créature si vite qu’elle ne sentit rien mis à part une petite piqûre à laquelle elle répondit d’un petit cri de surprise. On retirant ses lèvres, il se mordit la langue et fit tomber deux petites gouttes de son sang sur la blessure qu’il venait d’infliger à la douce enfant qui ne bougea pas lorsqu’il se leva du canapé et se retira en silence tant elle savourait le dernier baiser de son amant d’un instant.

Luciano saisit sa veste qu’il avait laissée dans un coin de la salle et la mis sur son dos en passant la porte-fenêtre qui menait au balcon. Les mains sur la balustrades, il leva le visage au vent les yeux fermés. Dieu qu’il aimait tout cela. Le sang d’innocents qui ne s’apercevaient de rien, la fraîcheurs de la nuits lorsque son repas finis il pouvait le sentir, Rome. Ses paupières s’ouvrirent et il scruta la nuit. Que Rome était belle ce soir, toute illuminée. Derrière lui, les jeunes mortelles continuaient à danser et à s’enivrer. Il lui avait suffit de boire à la gorge de quatre ou cinq de ces jeunes créatures de chairs et de sang pour apaiser sa faim jusqu’à la nuit prochaine. Comme souvent après avoir bu, il se sentait un peu engourdi et il aimait alors laisser son esprit divaguer à travers l’espace.

Il voyagea dans Rome à travers les pensées des passants. Mais une de ces pensées le surpris. Une extrême peur, un sentiment de crainte mêlé à des pleurs. Il y avait également trois hommes à mi-chemin entre le colère et le rire. Luciano concentra son attention sur le lieu où ils étaient et perçus la présence d’un cinquième individu. Un immortel. Les pupilles du Milanais se dilatèrent et le vert de ses yeux sembla s’embraser. Sachant que cela pourrait le trahir, il sortir une pair de lunettes de soleils aux verres tintés et les mis sur son nez. Puis, il passa d’un bond par-dessus la balustrade et atterrit en silence dans la rue au pied de l’immeuble. Ses sens en éveils, il constata que la rue était vide et aussi simplement qu’on ferme les yeux, il s’éleva à une vitesse prodigieuse dans la nuit.

Il atterrit quelques instants plus tard sur les tuiles d’un toit surplombant la scène en prenant soin de fermer son esprit. Dans la ruelle sous lui se tenaient trois hommes encerclant une femme. Mais aucun des hommes ne lui prêtaient attention. Ils fixaient un point de la ruelle où Luciano perçus l’un de ses semblables.


-Je m’appelle Emilie Jolie, déclara le vampire.

Un éclair parvint de la ruelle et Luciano distingua le reflet de la lune se répercutant sur deux épées, sans doute quelques reliques de sa vie passées. Les trois hommes se mirent à tirer sur le vampire tandis que la femme restait tétanisée d’effroi. Luciano fendit l’air plus rapidement qu’une bourrasque mais certainement plus discret qu’une ombre. Il saisit la femme par la main et la souleva avant de l’amener à l’abri. Puis, curieux de voir comment ce finirait l’affrontement entre le buveur de sang moqueur et les trois mafiosi, le Milanais regagna aussi prestement qu’il en était descendu son poste d’observation.

Le vampire frappait à présent les hommes de ses lames avant de boire à la gorge du dernier d’entre eux. Au moment où il termina son repas, les sirènes de police se firent entendre quelques rues plus loin. L’immortel marqua un temps d’arrêt. Tant de corps, et que faire pour les dissimuler ?


-Cherche bien ma jolie Emilie, railla Luciano. Tu vas bien trouver quelque chose.

Puis, alors que le buveur de sang se retournait surpris de découvrir qu’on l’épiait, Luciano se laissa tomber du toit et atterrit une fois de plus sans un bruit malgré les pavés sous ses souliers vernis.

Le Milanais marcha vers les corps et les regarda avec dépit. Tant de nourriture gaspillée. Le vampire était un Ancien, plus vieux que lui c’était certain, mais même un novice savait ne pas perdre une seule goutte de ce précieux breuvage alors que lui, lui s’amusait à gâcher une dizaine de litres ! Vraiment navrant. Luciano se tourna vers l’Ancien et le regarda droit dans les yeux. Il ne dit pas un mot et montra les corps en morceaux avant de se tourner vers eux.


-Ceux-là peuvent rester tels qu’ils sont. La police a l’habitude des règlements de comptes et le fait que tu les ais tué avec des armes blanches dissimule ton identité. En revanche pour ce qui est du troisième…

Luciano s’approcha dudit corps et le souleva aussi aisément que s’il eut été qu’une enveloppe de peau. Il referma la trace de morsure dans le cou du cadavre et de son ongle trancha sa gorge laissant une plaie béante dans le cou du malheureux. Puis il jeta le corps à côté des autres comme un objets ne représentant rien.

-Cette plaie laissera croire qu’il s’est vidé de son sang suite à un égorgement. Il y a suffisamment de sang sur les pavés pour tromper les mortels. Il faut partir à présent.

Luciano bondit sur le toit le plus proche au moment où les voitures de polices sûrement alertées par les cris de la femme que Luciano avait aidé –il faut dire qu’elle était particulièrement apeurée- s’arrêtaient devant la ruelles. L’italien ne chercha pas à savoir si son semblable le suivait.
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Hectos



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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Jeu 16 Juil - 14:09

Hectos était hésitant. Il avait une petite idée de ce qu’il allait faire des corps, lorsqu’une silhouette se présenta face à lui et lui reprocha sa manière de gérer les cadavres. Le colosse ne baissa pas les yeux, tandis qu’il essuyait ses lames et les rangea. Il écouta ce bellâtre italien lui donner les leçons sur la manière de se débarrasser les corps. Celui-ci s’envola avec la fille lui sembla t-il.
Il avait voulu la sauver et ne tenait pas à se qu’elle passe ainsi de Charybde en Scylla. C’est pourquoi il sauta juste avant que les flics ne débarquent et se précipita à la suite de ce type. Il ne donnerait pas cher de sa peau si la petite venait à mourir.

Elle lui rappelait une femme qu’il avait connue il y a longtemps. Ce devait être à Paris, une femme acculée à un mur contre une dizaine d’individu qui ne demandaient qu’à la violer. Malheureusement il était arrivé trop tard pour la sauver. Il avait certes massacré ces sauvageons, mais il avait du achever la jeune fille, de manière à mettre fin à ses souffrances. La gorge ouverte par une lame il lui aurait fallut quatre longues minutes pour rendre l’âme. Son geste avait donc été nécessaire.
Cette fois il voulait la sauver. Il savait que Luna ne l’approuverai pas. Elle le traitera de faible. Mais il avait rompu avec. Elle ne le savait peut être pas, mais la prochaine fois qu’il la verrait il se demandait comment lui annoncer la nouvelle. Elle était bien plus forte que lui. Il se tira de ses songes et se concentra pour capter les pensées de la jeune fille, des fois que l’Autre ai bloqué les siennes.

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Luciano



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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Jeu 16 Juil - 18:19

Luciano avait récupéré la femme mise à l’écart durant l’affrontement et l’entraînait à présent en sûreté. La pauvre mortelle encore terrorisée ne cessait de pleurer tout en s’accrochant à l’immortel, simple effet de l’instinct de survie lorsque l’on passe de toits en toits. D’un regard par-dessus son épaule, le Milanais constata que le vampire aux deux lames le suivait. Peu importe, la nuit était à tout le monde. L’inconnu avait le droit d’aller où bon lui semblait. D’une simple interrogation télépathique, Luciano obtint l’adresse de la jeune femme. Inutile d’avoir recours à une carte, en plusieurs siècles de vie à Rome, l’italien savait pertinemment le nom de chacune des rues de la capitale Italienne.

Au bout d’une poignée de minutes, l’italien s’arrêta en face d’un immeuble qu’il regardait depuis le toit de l’autre côté de la rue. La fenêtre en face de lui s’ouvrit et il bondit par-dessus la chaussée avant d’atterrir dans le salon d’un appartement endormi, celui de la pauvre femme. Luciano la posa sur le sofa et fit volte-face pour se retrouver nez à nez avec l’autre vampire.


-De quoi avez-vous peur ? Je me suis déjà nourris et même si cela n’avait pas été le cas je ne m’en serais pas pris à une femme qui a eu son taux de frayeurs pour la soirée.

L’italien se tourna vers le sofa et vit que la femme venait de s’endormir. Pauvre créature, sauvée de ses semblables par des prédateurs. Luciano faillit rire à cette idée. Quelle ironie du sort tout de même. Mais il s’abstint d’un tel comportement à la vue du buveur de sang à la stature si imposante qu’il ressemblait à une représentation en marbre d’Hercule. Ce ne fut qu’à ce moment là que Luciano s’intéressa vraiment à cet immortel qui avait tué les trois hommes et l’avait suivit jusqu’ici.

-Votre visage ne me dit rien du tout. A qui ais-je l’honneur ? Pour ma part je suis connu sous le nom de Luciano.

Le Milanais fixait son semblable dans les yeux bien qu’il du un peu lever la tête pour cela. Loin d’être impressionné par les allures de videurs de son interlocuteur, Luciano se sentait parfaitement à l’aise. Il était à Rome, en Italie. C’est sur ces terres mêmes que son nom avait gagné sa renommé. Cependant tout le monde n’avait pas entendu parler de lui et pour être franc, la plus part des gens à avoir cru Luciano sanguinaire en était mort tués des mains de maître du damné traqueur de sang. Il faut dire que cette vendetta avait finalement eu du bon : les buveurs de sang résidents en Italie à l’époque lui avait battis une réputation digne d’Al Capone et sa force s’était accrue de telle sorte qu’un buveur de sang de trois millénaire ne serais pas sûr de sortir indemne d’une altercation avec le pourtant « tout jeune » Ancien.

La femme se tourna dans son sommeil. Il ne fallait surtout pas qu’elle se réveille et qu’elle trouve les deux vampires dans son salon. Après la soirée qu’elle avait eu il fallait la ménager et éviter de lui présenter des êtres avec plus de sang sur les mains que les trois mafiosi qui l’avaient agressé.

Le Milanais s’approcha de la fenêtre et posa un pied sur le bord avant de regarder son semblable.


-Si vous voulez bien, dit-il en s’adressant à ce dernier.
Puis, d’un bond, il arriva sur le toit d’en face.
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Hectos



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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Ven 17 Juil - 18:04

Hectos fut soulagé en constatant que la jeune femme était en lieu sur. Il atterrit avec agilité devant Ce Vampire qui sembla surpris de la voir ainsi.
_ De quoi avez-vous peur ? Demanda t-il

Il ne lui répondit pas et regarda la jeune fille qui s’était endormie tel une enfant. Le vampire se présenta sous le nom de Luciano, nom qui ne lui disait rien.
Les deux vampires se fixèrent des yeux durant un temps. Hectos sentait de la force dans son adversaire. Il aurait bien aimé le voir à Sparte. Lorsque l’autre vampire l’invita à se présenter et lui proposa de bouger, il accepta et le suivit jusqu’au toit d’en face.


Hectos entama son récit
_ Je suis Hectos lui répondit-il d’une voix grave. Autre fois on m’a connu sous le nom du" Minotaure", lorsque j’étais à l’arène.
Bien longtemps avant, j’ai combattu les romains avec Spart jusqu'à sa chute. Par la suite, je me suis engagé comme mercenaire et j'ai participé à diverses batailles ainsi que le combat final de Carthage lors de sa chute. J'ai connu Hannibal durant ce temps. Cependant après la bataille j’ai été capturé par les Romains et j'ai atterrit dans l’arène en tant que gladiateur.
Il laissa un blanc, choisissant de ne pas mentionner sa renaissance en tant que vampire et son parcours de carnage et de sang en compagnie de Luna. Mieux valait qu’il n’en sache rien pour le moment. Et vous ? Qui étiez vous avant ?_

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Luciano



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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Ven 17 Juil - 18:52

Le vampire suivit Luciano jusque sur le toit et ce dernier s’arrêta afin de le laisser se présenter. Lorsqu’il le fit, le Milanais resta silencieux. Cet homme avait vécu dans le sang bien avant de connaître la damnation, du moins la damnation qu’il vivait aujourd’hui. Ainsi donc, ses deux lames venaient sans aucun doutes de l’époque antique durant laquelle le vampire Hectos, alors humain, avait parcouru les côtes de la Méditerranée afin d’aller combattre avec bravoure. Il n’y avait pas lieu de douter de cela non plus.

Luciano ne pouvait qu’éprouver une sorte de respect à écouter ce récit, non pas parce que son vis-à-vis avait fait de nombreuse fois la guerre, mais parce qu’il avait été le témoin de choses que lui, Luciano, ne pouvais faire qu’imaginer. Pour une fois qu’il croisait un vampire de longtemps son aîné. Mais même chez les vampires il était rare d’avoir eu à vivre la chute de deux villes liés à tant de mythes et tant d’histoire dans l’esprit de tous. Non vraiment il y avait de quoi rester admiratif et d’un regard mêlé à un petit hochement de la tête, Luciano le fit comprendre.


-Ma foi Hectos, mon curriculum vitae est bien loin d’égaler le vôtre. Je n’étais qu’un simple marchand vivant à Milan au VIIIème siècle. Marié et père de deux jeunes enfants je venais de reprendre le commerce de mon père lorsque embarqué sur l’un des navires nous approvisionnant je me suis vu offrir le don du sang. J’ai par la suite été traqué par un clan de buveurs de sang régnant en quelque sorte sur l’Italie –clan que par la suite j’ai éliminé membre après membre. Je suis à présent retiré sur une petite île au large des côtes lorsque je ne voyage pas à travers le monde avec quelques uns de mes semblables et amis. Le hasard à cependant voulu que je rencontre bon nombre d’Ancien tout au long de mon existence si bien qu’aujourd’hui je dispose de plus de force que beaucoup de vampires de ma génération, répondit l'italien. Premenons-nous voulez-vous.

Il commença à marcher sur le toit, Hectos à ses côtés. Il y avait un je ne sais quoi dans le compagnon du Milanais qui lui rappelais son regretté créateur.

*Ah Elias ! Mon bien aimé maître, tu fais à présent partie du passé mais aussi des privilégiés à avoir percé le secret de la mort.* dit en pensées Luciano.

Son créateur lui manquait parfois et il avait eu l’impression d’être un orphelin jeté malgré lui dans l’univers des adultes, dans la "cour des grands" pour reprendre l'expression. "Jeune prodige autodidacte" était d’ailleurs le surnom que lui donnait parfois Enrique lorsqu’il se voulait moqueur.


-Mais dîtes-moi ? Deux questions me viennent en même temps et je sens que si je ne les pose pas elles me torturerons l’esprit. C’est de la pure curiosité mais… pourquoi aviez-vous tant peur pour cette femme ? Aux premiers abords vous aviez l’air d’un vampire plutôt sanguinaire et le fait de veiller à la vie d’une mortelle jure avec cette image que l’on a de vous. Je me demandais aussi si vous chassiez toujours avec vos deux épées.

Luciano continuait de se promener aux côtés de l’Ancien spartiate tout en regardant son visage de profil. Il sourit.

-Vous serez d’accord avec moi pour dire que c’est tout simplement de la curiosité. Mais il m’arrive de ne pas pouvoir me retenir lorsque quelque chose m’intrigue.
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Hectos



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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Lun 20 Juil - 15:35

Hectos écouta le récit de Luciano, et lorsque celui-ci lui évoqua sa curiosité au propos de ses épées il répondit :
_ Vous savez, toute ma vie j’ai été un soldat et nous avons un sens de l’honneur hors du commun et nos armes sont l’emblème de cet honneur. Vous savez, je peux vous dire que vous avez de la chance de vivre du marchandage. Moi on ne m’a pas vraiment le choix. Des mon plus jeune âge on nous fait subit un entrainement intensif, et on nous envoie à la mort pour la conquérir des territoires ou nous enrichir pour des hommes qui ne toucherons jamais à un glaive ou qui ne quitterons jamais leur petit coin de confort. Mais on nous enseigne la fierté d’appartenir à ce que nous sommes, et à bien faire notre boulot. Pour un guerrier, une lame c’est toute sa vie, et c’est par elle qu’il se forge un nom. Je suis l’un des derniers de Sparte et j’aime me battre pour des cause pour lesquels personnes ne bouge les fesse de son trône.
Je me bats contre mon ennemi de toujours, qui à toujours été présente, la mafia et je compte bien la faire plier par la force de mes bras et améliorer les choses.
Quant à cet femme, oui je voulais qu'elle s'en sorte, elle es jeune et elle méritait mieux que de servir de défouloir à des mâles en manque de chaleur et de finir dans un caniveau alors qu'elle pourrait avoir une autre vie.
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MessageSujet: Re: Rome, nuit de sang   Dim 26 Juil - 8:55

Luciano ne dit rien pendant un petit moment après que son compagnon se fut tût. Ils continuèrent à marcher en silence, le Milanais regardait le sol devant lui, l’air songeur. Puis il leva les yeux au ciel avant de porter son regard sur l’imposant immortel à ses côtés. Il le regarda encore quelques secondes sans rien dire. Ce n’était pas l’envie de parler qui lui faisait défaut, non. Il était juste en train de réfléchir aux propos d’Hectos. Celui-ci semblait avoir été un guerrier plus qu’engagé et il n’y avait pas à douter qu’il l’était encore à sa manière. Il luttait contre la pègre, il se voulait justicier, défenseurs de gens qui l’auraient repoussés par la crainte et l’incompréhension. Ce vampire désirait venir en aide à ceux qui l’auraient abandonnés, à de parfaits inconnus. Oh, bien sûr, tous les mortels n’étaient pas comme ça, ils savaient faire preuve de reconnaissance. Luciano en avait même rencontré quelques uns capable de vouloir du bien à ses semblables, ou alors il en avait entendu parler. Mais bien peut d’humains étaient comme ceux-là. Il fallait être dans certaines conditions, dans certains états d’esprit pour pouvoir raisonner de la sorte et la majorité des mortels n’y étaient pas.

Cela aussi contribua au silence de Luciano, cette sorte de respect qui soudain reprenait le dessus. L’italien n’était pas callé sur le sujet mais une image d’Hectos habillé en homme chauve-souris se forma dans sa tête et le fit sourire intérieurement. Un justicier de l’ombre. Justicier qui cependant avait quelques soucis dans sa lutte contre le crime, sans quoi la mafia ne serait plus.


-Sauf votre respect Hectos, vous vous y prenez plutôt mal dans votre lutte contre le crime. Certes, vous tuez des mafiosi en guise de repas, mais trois malheureux pantins n’ont jamais fait la mafia. Votre créateur vous a doté de puissants pouvoirs qui dépassent l’imagination pourtant fertile des mortels. Usez de vos pouvoirs et faîtes couler le sang là où il atteindra tout le monde, au sommet de la pyramide. Vous n’arriverez à rien si vous ne traquez pas les leaders de l’organisation.

Luciano en savait quelque chose. Ils continuèrent à marcher et il rompit de nouveau le silence changeant totalement de sujet et revenant une fois de plus sur les paroles d’Hectos.

-Cela vous habite encore n’est ce pas ? Je veux dire, la guerre, le sang mêlé à la poussière, la chaleur suffocante des champs de batailles et le contacte froid de l’acier. Tout cela vit en vous et vous vivez par cela. Vous parliez au présent Hectos et vous avez conservé ces épées comme quelques saintes reliques.

Le damné Milanais fixa le profil d’Hectos qui continuait à marcher. Il réfléchissait.

-La mort ne nous atteindra jamais Hectos, et pourtant elle fait partie de notre quotidien, elle est en nous et nous sommes en elle. Mais pour vous c’est autre chose, quelque chose de différant que cette simple communion. Elle est votre passé, votre histoire. Vous ne semez pas la mort pour vous nourrir, mais pour vous accrocher à votre vie humaine. Auriez-vous peur du noir mon ami ? Peur des ténèbres et de la damnation ? Ceci n’est que mon humble point de vue et vous avez certainement le droit de me contredire. Mais il doit y avoir une partie de vrai dans ce que je dis. N’ai-je pas raison ?

Luciano releva ses lunettes de soleil et coupa le contacte visuelle avec son interlocuteur. La nuit était belle. Les lumières électriques dissimulaient les étoiles mais une douce brise qui devait être chaude et caressante soulevait innocemment le bas de la veste de l’italien qui avait glissé ses mains gantées dans les poches de son pantalon de costume dessiné par la perle des couturiers milanais. Il se laissa tomber dans la rue et continua à marcher en regardant à nouveau le sol. Le bout de sa chaussure chassa un détritus qui lui faisait obstacle. La nuit était belle et les ténèbres enivrantes.
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Rome, nuit de sang

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